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Attention à la marche: les transports en commun doivent mettre leur ventilation à niveau

26 Janvier, 2022 – 5 Min

Avec cette pandémie l'air pur s'est vu occuper une place de plus en plus importante dans l'agenda public, en particulier en ce qui concerne les lieux communs tels que les écoles, les bureaux et les lieux d'accueil. Les principales autorités sanitaires, telles que le comité SAGE au Royaume-Uni et les Centers for Disease Control & Prevention aux États-Unis, ont émis des recommandations pour combler le déficit de ventilation par la purification de l'air. Pourtant, dans les transports en commun, principal moyen utilisé pour se rendre dans ces espaces communs, le port du masque reste la technologie la plus avancée pour limiter le risque de transmission virale. Ce qui constitue un risque majeur.

Pendant le confinement, la recommandation de télétravail du gouvernement a entraîné une réduction spectaculaire de l'utilisation des transports en commun. Depuis que les restrictions ont été levées, le nombre de passagers reste faible, car la peur de contracter la Covid-19 dans des espaces confinés demeure. En décembre 2020, The Guardian a rapporté que plus de la moitié des usagers des transports en commun au Royaume-Uni déclarent souhaiter continuer à éviter les bus et les trains même après la pandémie. Après avoir encouragé le télétravail pour faire face au "raz-de-marée" Omicron, les données montrent que les directives du gouvernement ont eu un impact immédiat sur la circulation et les transports en commun (Sky News).

Les transports en commun, un lieu de super-propagation

Le document du comité SAGE de Mai 2020 - Preuves de la transmission du SRAS-COV-2 dans les transports publics terrestres et efficacité potentielle des mesures de limitation des risques - indique que les transports en commun sont un super-propagateur de la Covid-19.

Une étude (Zhao et al., 2020) a exploré les preuves de transmission du SRAS-CoV-2 en examinant le lien entre le trafic national de voyageurs en provenance de Wuhan et le nombre de cas de Covid confirmés dans différentes villes. Ils ont constaté un lien significatif entre les voyages en train et le nombre de cas de Covid-19.

Une autre étude (Qian et al., 2020) à analysé 318 foyers de plus de 3 personnes en Chine, indiquant que les transports – associés à 34% des clusters – étaient la deuxième cause de transmission après la contagion au sein des ménages.

Étant donné que les plus récentes recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé insistent beaucoup plus sur la transmission par inhalation de gouttelettes aéroportées plutôt que par contact avec des surfaces contaminées, on peut en déduire que la transmission par voie aérienne est le principal problème dans les transports publics.

Impact sur la santé et l'économie

158 000 décès dus à la Covid ont été enregistrés au Royaume-Uni sur 7,7 millions de cas, soit un taux de mortalité de 2% (gov.uk ). L'impact économique est également considérable. Le PIB a diminué de 9,8% en 2020 (Parlement britannique, 2021) et le NIESR 2021 s'attend à ce qu'il soit inférieur de 4% en 2025 à ce qu'il aurait été sans cette pandémie, soit une perte cumulée de 727 milliards de livres en termes de production. 

Tant que les travailleurs ont peur de contracter la Covid-19 et ses variants lors les trajets domicile-travail, ils choisiront le télétravail. Outre l'impact évident sur les entreprises implantées en centre-ville et sur les opérateurs de transports publics, la pérennisation du télétravail a un impact négatif sur la capacité des organisations à collaborer, à innover et à évoluer. 

Même si la Covid-19 n'est pas prise en compte dans l'équation, l'impact économique des maladies infectieuses est prouvé. Par exemple, la grippe coûte 30 milliards de livres en arrêts de travail chaque année (International Longevity Centre UK, décembre 2019). Malgré les avantages économiques de la prévention de la grippe, les taux de vaccination contre la grippe continuent de baisser dans les pays de l'OCDE, soulignant la nécessité de mettre en place d'autres mesures de prévention. 

Dans ce contexte, une amélioration de la qualité de l'air intérieur dans les transports en commun constitue un argument majeur, non seulement pour endiguer la propagation des maladies, mais aussi pour améliorer la confiance des travailleurs dans les transports publics pour se rendre sur leur lieu de travail.

Une solution technologique viable

Le recours à la purification de l'air est courant dans les avions, mais pas dans les transports terrestres. La plupart des avions commerciaux sont équipés de filtres HEPA (filtres à air à haute efficacité). Typiquement, environ 40% de l'air d'une cabine est filtré, le reste se faisant par ventilation naturelle, à partir de l'air frais provenant de l'extérieur de l'avion.

Pourquoi les filtres HEPA? Parce qu'ils capturent au minimum 99,97% des particules d'un diamètre égal à 0,3 micron, l'efficacité de filtration augmentant pour des diamètres de particules à la fois inférieurs et supérieurs à 0,3 micron. Les particules de Covid-19 ont généralement une taille de 0,1 micron sous forme d'aérosols et supérieure à 10 microns lorsqu'elles sont enveloppées dans un liquide respiratoire, ce qui signifie qu'un filtre HEPA en capte 99,99%. Les filtres HEPA sont même homologués par la NASA.

Adapter une telle solution aux transports terrestres est un défi, en raison des espaces confinés, de la nécessité de miniaturiser sans impacter les performances et de la robustesse exigée par un environnement en mouvement. Cela est cependant possible car un purificateur d'air est un sous-système spécialisé qui s'intègre parfaitement dans les systèmes de ventilation embarqués fournis aux équipementiers de transport.  

Tesla a démontré que cela pouvait fonctionner sur les véhicules individuels avec leur 'système de défense contre les armes bactériologiques' qui est un système de purification de l'air embarqué. Dans une expérience contrôlée, Tesla affirme que le système de filtration HEPA d'un véhicule de tourisme Model X permet de passer d'un niveau de pollution extrêmement dangereux de 1 000 µg / m3 à des niveaux si bas qu'ils sont indétectables en moins de deux minutes.

Si les filtres HEPA constituent une solution évidente pour capturer les particules fines sans générer de sous-produits nocifs, il est également hautement souhaitable que tout sous-système de purification de l'air inclue également une lumière UVC pour détruire les agents pathogènes. Lorsque celle-ci est enfermée, le public est protégé et cela prévient le risque d'exposition à des virus encore dangereux au cours des opérations de maintenance. Les technologies HEPA et UVC sont recommandées par les autorités suivantes: SAGE, CDC, CIBSE, ASHRAE et la Royal Academy of Engineering.

Moteurs sociaux pour un air pur

Alors que la pollution de l'air est une menace universelle, ce sont les plus pauvres et les plus marginalisés qui en subissent les conséquences (OMS, 2018). De plus, le taux de mortalité lié à la Covid-19 est beaucoup plus élevé chez les personnes âgées, les plus pauvres et les minorités ethniques (BMJ, 2021). 

Dans groupes sociaux les plus vulnérables, cela vient s'ajouter à une utilisation importante des transports en commun. L'outil de segmentation client de TfL (Transport Classification for Londoners) montre que 7 segments de population sur 9, dont les sous-groupes ethniques et à faible revenus, sont des usagers moyens, supérieurs à la moyenne ou bien supérieurs à la moyenne des bus, des trains ou des métros.

Dans le seul Grand Londres, le réseau de transport comprend 8 000 wagons et 6 000 bus. À l'échelle mondiale, Frost & Sullivan (2016) estime que d'ici 2022, il y aura 1,6 million de wagons et 3 millions d'autobus en milieu urbain. Compte tenu de leur utilisation extensive dans la majorité des groupes socio-démographiques, l'amélioration de la qualité de l'air dans les transports en commun est une opportunité majeure pour prévenir la transmission de la Covid-19 et d'autres maladies aéroportées. 

Le moment est venu d'agir

La Covid-19 et ses variants constituent encore une sérieuse menace pour la santé au niveau mondial. Le plan d'action 2021 de l'Organisation Mondiale de la Santé pour améliorer la ventilation intérieure dans le contexte de la COVID-19’ fournit des lignes directrices pour les taux de ventilation dans les établissements de santé, les établissements non résidentiels et les établissements résidentiels.

Pour vivre avec la Covid et la tenir à distance, les mesures de prévention des infections doivent combler le fossé entre domicile et lieu de travail ou de rassemblement social. L'équation "Ventilation Totale = Ventilation d'Air Extérieur + Purification de l'Air" est devenue la norme pour les compagnies aériennes.

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